GALERIE PIERRE-ALAIN CHALLIER

Mémoire du merveilleux

June 3 – Sept. 17, 2023
Hors les murs

Chapelle de la Misericorde, Montpellier 

Du 3 juin au 17 septembre 2023, la chapelle de la Miséricorde - entre le MO.CO et le Musée Fabre, au cœur de Montpellier - accueillait Mémoire du Merveilleux, une des installations les plus célèbres de l’œuvre de Jean-Luc Parant, disparu en juillet 2022, comme une manière de rendre hommage à l’un des artistes les plus singuliers de ces dernières décennies.

La confrontation entre cette œuvre majeure et cette architecture patrimoniale permet d’en réinventer la forme, mais pas le sens.

Un amoncellement de deux cents boules réalisées en cire à cacheter et filasse, où des dizaines d’animaux naturalisés semblent s’extraire du chaos. On découvre parmi les espèces rassemblées, une cohorte animale qui symbolise l’air, l’eau et la terre : trois éléments constamment convoqués dans l’œuvre de l’artiste. Conçu comme la vision d’un monde originel, une Arche de Noé intemporelle, l’éboulement apparaît semblable à l’émergence d’un univers immémorial, survivant à l’homme de passage...

Jean-Luc Parant dès les années 1960, réalise ses premiers tableaux de cire en relief, puis en 1971 ses premières « boules » comme autant de projections d’yeux dévorant l’espace et le monde : « Modeler avec les mains jusqu’à écrire avec les yeux. C’est là tout le travail mené par l’artiste : rendre visible. »

L’œuvre Mémoire du Merveilleux est prêtée par Pierre-Alain Challier qui l'avait présentée pour la première fois en 2012 dans sa galerie à Paris, après que sous diverses formes elle ait été exposée, notamment pour La Beauté in fabula, magistrale exposition de Jean de Loisy au Palais des Papes, pour Avignon Capitale européenne de la Culture en 2000, au Mu.ZEE d'Ostende en Belgique à l'invitation de Jan Fabre, ou au Musée Paul Valéry de Sète, sous le commissariat de Maïthé Vallès-Bled.

En dialogue avec ce cabinet de curiosités contemporain, qui fait écho à la célèbre Pharmacie historique voisine, on retrouve la miniature Petite Arche : un éléphanteau de cire s'échappant d'un éboulement d'yeux et d'animaux tout droit sortis d'un coquillage, poétique et généreuse "corne d'abondance" qui vient interroger l'émerveillement d'un l'artiste que nous aimions tant, "les yeux ouverts, les yeux fermés", sur la place de l'homme dans la Nature, et sur ce monde parfois inquiétant... souvent merveilleux !

Cette exposition est rendue possible grâce à Kristell Loquet et Marie-Caroline Allaire-Matte en partenariat avec la Ville de Montpellier et la Galerie Pierre-Alain Challier.

8 rue Debelleyme 75003 Paris

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