GALERIE PIERRE-ALAIN CHALLIER

Entre quatre zieux

Apr. 21 – June 4, 2023
Hors les murs

La chapelle du Méjan, Arles

ENTRE QUATRE ZIEUX

Robert Combas & Jean-Luc Parant Entre quatre zieux, c'est l'histoire d'une question : comment créer (et donc vivre) en accord avec soi-même et avec l'autre? Robert Combas et Jean-Luc Parant ont fait se rencontrer leurs univers si singuliers, qu'on aurait pu croire à l'opposé l'un de l'autre.

Robert Combas, c'est la couleur vive, les cernes noirs qui concentrent les contours de ses figures libres, la grandeur de ses tableaux. Jean-Luc Parant, c'est le noir et blanc ou les couleurs terre, la sortie des contours sous la pression de l'accumulation des formes, la modestie des formats. Tous deux sont pourtant allés l'un vers l'autre, d'abord en confrontant leurs œuvres respectives: ce fut une première expérience d'exposition en 2019 à Anglet, à la villa Béatrix Enea, en compagnie de l'artiste Ben.

Puis en parvenant à réaliser cette utopie : créer à quatre mains, entre quatre zieux. C'est-à-dire dans la justesse et l'équilibre d'une œuvre qui n'appartient plus vraiment ni à l'un ni à l'autre mais à un autre artiste, chimérique, appelé Combas-Parant. Ces œuvres croisées, ont d'abord été présentées à la galerie Pierre-Alain Challier à Paris pendant l'hiver 2019-2020, puis bon nombre d'entre elles ont ensuite été créées à la faveur des différents confinements survenus depuis. Cette exposition dans la chapelle du Méjan est donc le rassemblement inédit d'une quantité impressionnante d'œuvres communes aux deux artistes (...)

À l'étage, les deux oeuvres s'interpénètrent totalement et le travail à quatre mains se décline sous de multiples formes: dessins, sculptures, objets... Jean-Luc Parant nous a quittés en juillet 2022 mais son œuvre, après une première exposition-hommage au musée Paul Valéry à Sète pendant l'hiver 2022, continue de le faire vivre.

L'artiste avait rêvé cette exposition croisée dans cette chapelle du Méjan qu'il aimait tant.

C'est Jean-Paul Capitani et Robert Combas qui exaucent son souhait. On connaît l'expression faire cavalier seul ; ici c'est tout le contraire que Robert Combas a bien voulu nous proposer. Il faudrait inventer une nouvelle expression faire cavaliers- choeur, à l'image des deux puissants chevaux de Robert Combas qui emportent haut et loin cet attelage hybride des yeux et des mains.

Kristell Locquet

Commissaire associée de l'exposition

8 rue Debelleyme 75003 Paris

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