Kunsthalle Wien, Vienne, Autriche
Commissariat : Anna Marckwald
La Kunsthalle Wien accueille une rétrospective consacrée à la célèbre artiste française Nicola L. Couvrant la sculpture, la performance, la peinture, le collage et le cinéma, cette exposition rassemble des œuvres réalisées entre 1964 et 2014 et prêtées par des collections publiques et privées d’Europe et des États-Unis. Présentée en collaboration avec le Camden Art Centre de Londres, le Frac Bretagne de Rennes et le Museion – Musée d’art moderne et contemporain de Bolzano/Bozen, il s’agit de la première rétrospective consacrée à l’œuvre de Nicola L. en Europe et ce sera également la première exposition monographique consacrée à son travail en Autriche.
Célébrée tantôt en lien avec le pop art, tantôt avec le nouveau réalisme, les arts appliqués et le design, la pratique artistique très variée de Nicola L. aborde également des sujets divers tels que la cosmologie, les préoccupations environnementales, la spiritualité, la sexualité, l’activisme et la résistance politique. Son œuvre abolit fréquemment les frontières entre le corps et l’espace. Elle se caractérise par l’esprit, l’espièglerie et la subversion, tout en défiant résolument toute catégorisation et en couvrant de multiples disciplines.
L'exposition comprend la fameuse série de sculptures Pénétrables. Ces sculptures textiles étaient initialement destinées à être des œuvres participatives avec des ouvertures dans lesquelles les protagonistes pouvaient insérer membres ou têtes, parfois avec plusieurs interprètes créant un seul organisme. Une reconstitution d'une installation à grande échelle, intitulée Chambre en Fourrure ou Fur Room, réalisée à l'origine en 1969, est également présentée. La structure (env. 3m × 5m × 4m) combinant fausse fourrure violette, fermetures à glissière et une armature métallique pour créer une pièce autonome dans laquelle on pouvait entrer, invitant le public à devenir des interprètes.
Un certain nombre d'objets fonctionnels tels que les fameuses lampes Oeil, des canapés anthropomorphes mais aussi commodes ou armoire en bois peint prenant la forme d'un torse féminin en silhouette. Des lampes au sol et murales prennent la forme d'un œil ; une table basse décrit le contour du corps d'une femme et un canapé est en forme de tête vue de profil. Des sculptures souples et malléables prennent la forme de pieds et de corps fragmentés. Agrandis et recouverts de vinyle coloré et de fourrure, ces objets tactiles sont imprégnés d'un message politique qui met en avant l'égalité, la collectivité et la place des femmes dans le foyer et la société. L'exposition est accompagnée d'un nouveau livre publié par les quatre institutions en collaboration avec Lenz Press.