Née dans les années 1960 à Côme en Italie, Sheila Concari vit et travaille entre Paris et la Toscane.
Plasticienne et auteur, en transformant ses sons et ses images par la technologie, elle construit ses œuvres comme des histoires imaginaires, en déclinant les éléments à travers des pièces sonores, des films, des dessins, des performances ou des sculptures à porter, le tout fonctionnant comme les éléments d’une mythologie personnelle qui entremêle des correspondances entre la nature et l’imaginaire de l’artiste, nous immergeant d’emblée dans les profondeurs de l’inconscient et du rêve, un monde secret qui mobilise la mémoire et les réminiscences du mythe.
Exprimé par hybridation et transposition, son vocabulaire englobe des formes d’expression esthétique très diverses, de l’écriture et du dessin à l’installation, en passant par la vidéo et le traitement électroacoustique de la voix et du son.
Ses inspirations, nourries par sa culture classique, la mythologie et l’alchimie, sont à l’origine de son univers polymorphe : des peintres comme Hieronymus Bosch et les maniéristes italiens, des poètes comme William Blake, des mouvements d’avant-garde tels que le Surréalisme et le Futurisme.
August Strindberg et Antonin Artaud ont profondément influencé ses premiers travaux, l’un de ses sujets de prédilection étant l’ambiguïté des rêves.
Fascinée par les phénomènes de métamorphose et de transformation, elle explore les frontières de la réalité, se nourrit de ses symboles ancestraux réinventés et de son enquête personnelle sur les peurs inconscientes.
Bien que les thèmes et les techniques utilisées varient, de même que les lieux de diffusion, qui incluent la radiophonie, son travail est toujours reconnaissable. Hors des cadres narratifs conventionnels, elle raconte ses histoires de manière déconstruite, dans un monde fantasque où des créatures anthropomorphes sensuelles et amusantes jouent dans un flux de rituels sonores et visuels. Toujours avec un subtil sens de l’humour.



























