Né en 1946 à Uchaud (Gard), Jean-Pierre Formica vit et travaille entre Paris et Arles. Il est diplôme de l’école de Beaux-arts de Paris et de Montpellier. Il enseigne à l’école Nationale d’architecture Val de Seine.
Depuis les années 1970, Jean Pierre Formica puise son inspiration dans la culture méditerranéenne, travaille sur la tauromachie et la mythologie et par la même sur la mémoire, la trace, l’empreinte, l’accumulation, la sédimentation. Son travaille réinvente une archéologie contemporaine. Un propos qui trouve son expression dans la peinture, le dessin, les lavis mais aussi par la gravure, la sculpture et la céramique.
À partir des années 1990, il réalise alors des séries « histoire dans l’histoire » : le déjeuner sur l’herbe, Sardanapale, hommage à Bacon, Tarzan ou bien encore l’Odalisque. Après avoir neutralisé ses « emblèmes » en les utilisant dans un système répétitif, il leur donne un caractère générique. Peintre avant tout, il offre une peinture faite d’une généalogie d’image mais surtout de la substance dont elle est faite. Ce travail fait de fragments et répétition devient alors un tout. L’apparition d’une autre figuration prend place, celle d’un monde de forme imaginaire : peinture, aquarelle, fusain font naître l’expression d’une nouvelle nature.
Il expose alors à la Chapelle des jésuites à Nîmes, au Musée des Oudayat, à Fortant de France, au Musée de Toulon, au Musée de Montbéliard, à l’Institut français de Tel Aviv... À partir de 2000, la sculpture est de plus en plus présente dans son travail. Tout d’abord des terres cuites ou bronzes faites d’empreinte, sorte d’archéologie moderne qui, par la suite, vont ressurgir de l’eau en devenant des sculptures de sel : formes noueuses, amphores hybrides ou bien encore des dizaines de mannequins telle une armée enfouie exprimant cette nouvelle nature. Il présente cette nouvelle nature au MAMAC à Nice, l’Espace Paul Riquet à Béziers, ou encore à l’Espace Vallès à Grenoble.
Lors de l’édition de la Nuit blanche 2008 il expose une installation de l’armée de sel.
En 2010, il investi les caves de Pommery pour l’expérience N°7 et inaugure l’espace Pommery à Liège.
Sa monographie publiée chez Actes Sud, présente un monde plongé dans la mémoire fait de sculpture de sel, bronze, céramiques, dessins et bien sûr de peintures issus des cinquante dernières années. Elle fait apparaître cette continuité de pensées et d’actions de ce « chercheur singulier » qui s’exprime sur des supports différents et qui s’éclaire à l’aune des dialogues avec Olivier Kaeppelin et Aymeric Mantoux. Cet ouvrage fait parti de la collection des monographies soutenue par l’ADAGP.
Il est présent dans plusieurs expositions : céramiques, sculptures de sel mais surtout peintures, séries développées par Jean Pierre Formica depuis cinq ans. Les peintures sont réalisées par strate et qui révèlent la couleur et la forme par entailles, une palette enfouie.
Le geste souligne le dessin. Le papier s'ouvre à la forme. La forme à la mémoire. On retrouve dans ce travail la synthèse du graveur, du peintre et du sculpteur qu’est Jean Pierre Formica.



















